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Meetic,Tinder, Okcupid: The Love’s Business

Love is love?

Que le malheur des uns fasse le bonheur des autres, c’est là un lieu commun, dont il n’y a pas lieu de s’étonner. Et le domaine de l’amour et des sentiments n’y échappe pas. Cela fait quelque temps qu’il existe des troubadours ou des chanteurs de variété pour remuer le fer chaud dans la plaie. Love is love, certes; mais pas seulement. L’amour, c’est aussi du business, ainsi que nous l’apprennent les récents agissements d’un milliardaire américain, Barry Diller.

Barry and The Love’s Business

Le marché de l’amour ne s’est jamais aussi bien porté. Rien que pour les utilisateurs d’internet, on l’estime à 511 millions de personnes, c’est-à-dire « tous les adultes en Amérique du Nord, en Europe occidentale et d’autres pays sélectionnés autour du monde qui ne sont pas engagés dans une relation sérieuse ». Rien d’étonnant donc à ce que ce chiffre excite les convoitises de certains. Le site canadien Plentyoffish, qui peut revendiquer à juste titre la première place, avec 90 millions d’abonnés, est l’objet actuellement d’un rachat potentiel par Barry Diller, propriétaire de The Match Group, une filiale du groupe InterActiveCorp (IAC). Qui se cache derrière The Match Group, un nom peu connu en Europe ? Meetic, Match, Okcupid et le fameux Tinder, une application mobile qu’il n’y aura bientôt plus besoin de présenter.

Combien coûtent 90 millions d’abonnés ? Apparemment, 575 millions de dollars : c’est le prix que The Match group a proposé pour racheter son concurrent canadien. La stratégie très ambitieuse de l’américain Barry Diller ne s’arrête point-là : il compte bien introduire The match group en bourse, au Nasdaq; ce qui lui permettrait de lever au passage, estime-t-on, 100 millions de dollars.

Un géant en pleine croissance

Les tentacules de The Match Group sont impressionnantes : 45 marques, comprenant des sites opérant en près de 40 langues dans un peu plus de 190 pays. Toujours d’après les chiffres du groupe, 59 millions d’utilisateurs serait actuellement concernés. On ne sait pas si sa mission est vraiment « d’augmenter la connectivité romantique dans le monde » (selon la belle formule des communicants de The Match Group), mais avec 888 millions de dollars de CA pour l’année 2014 et une hausse de 15 % pour le premier semestre de l’année 2015, le groupe américain se présente d’ors et déjà comme un acteur incontournable sur le marché lucratif des sites de rencontre. Avec 148 millions de dollars de bénéfice net l’an passé, c’est un groupe plus que rentable, malgré son jeune âge. Il a été, en effet, créé il y a seulement six ans, en 2009 ; ce qui montre la rapidité foudroyante de son développement.

Et après ?

Qui arrêtera The Match Group ? Certainement pas les investisseurs boursiers, qui peuvent légitimement faire les conjectures les plus folles sur les perspectives de croissance du géant américain. Car, le marché des sites de rencontre, dans des pays comme la France, est amené à encore croître davantage. Si 3 millions de français ont déjà eu recours à un site de rencontre, le marché potentiel français est actuellement chiffré à 6 millions. Mais ils sont près de 18 millions de français à être célibataires, divorcés ou veufs. L’Oncle Barry a donc encore de la marge… !

 

Jean Livier anime la rubrique hebdomadaire consacré au business et aux success stories des affaires. Une hebdomadaire qui lui permet de réunir des spécialistes du monde des affaires et d'obtenir le secret de leurs réussites.

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